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Le blog de fredanik 1ers voyages de plusieurs mois : l'Afrique ! avant l'Amérique...

Vie quotidienne...

fredanik

6 511 filtrage eau Nil camp KhartoumVie quotidienne : hygiène, alimentation, sécurité…

Certains d’entre vous ont « regretté » que ns ne donnions pas + de détails sur notre vie de tous les jours ds ce voyage… Ns allons donc essayer de répondre à vos interrogations.

Ns avons la chance d’être avec notre camping-car ce qui ns évite bien des problèmes ds certaines régions…

En effet, si ns faisons du camping sauvage, comme ds 85% des cas (sauf Egypte et Ethiopie, et ds les capitales…), ns pouvons manger, ns laver, même ns doucher, ds le ccar… Pas de problème jusqu’à présent pour s’approvisionner en eau qui, comme ns l’avons déjà dit, est malheureusemt gaspillée ds les pays traversés… Depuis le Soudan, Fred filtre l’eau (on a une pompe qui peut filtrer 50.000l d’eau !) car c’était l’eau du Nil… et ns ajoutons un peu de Javel (trouvée par miracle à Khartoum !).  Pour boire pure, eau minérale depuis le début. A ce sujet, petite anecdote : l’eau en bouteille n’est pas bon marché et ns en buvions énormémt (4 à 5l chacun) ds le désert soudanais (Nubie). Ns avons calculé qu’elle représentait 200 euros par mois !

Ns trouvons des magasins qui vendent de tout et, sans bien sûr faire de « grande » cuisine, ns mangeons ds le ccar, souvent des salades à base de maïs ou de pâtes avec les légumes trouvés sur place : tomates, poivrons, légumes au vinaigre… Des fruits tous les jours et des œufs au moins 1X par semaine… Et lorsque ns trouvons des petits restaurants, ns y goûtons des spécialités ou des plats plus courants tels que viande grillée (mouton ou poulet).

En Egypte, ns avons la plupart du temps dû louer une chambre, ce qui résolvait les problèmes d’hygiène, et la nourriture, même au restaurant, était bon marché.

Au Soudan, ns avons beaucoup puisé ds nos provisions mais à Khartoum, ns avons pu refaire le plein ds un magasin « Afra » dont le A est le même symbole que le C de Carrefour (très présent au Caire)… Ces magasins sont chers pour les gens du pays car ce sont à peu près les mêmes prix que chez ns…

En Ethiopie, pas de problème d’hygiène puisque ns sommes toujours ds des campings ou ds des cours ou parcs d’hôtels. Pour la nourriture, c’est difficile ds les « coins perdus » mais à nouveau, les restaurants sont très bon marché (ex. omelette 2 œufs + galette d’au moins 200g : 1 euro ; beefsteak + légumes cuits (chou, carottes, pdterre…) + pain : 2 euros (le prix de 2 petites boîtes de thon !) ; soupe de légumes ou 1 grand verre de jus de fruits frais: 0.50 euro ; 1 avocat ou 1 petit pain : 0.006 euro !

Tous les campings ou hôtels où ns sommes allés jusqu’à présent avaient des sanitaires, parfois vieux, mais propres, sauf évidemmt, comme partout, si vs aviez la malchance de passer après un gros dégueulasse…

En fait, les problèmes de « salubrité », ns les vivons plus lors de nos balades : ds les villes (environs du Caire terribles !), sur les plages publiques des mers et des lacs… Ns sommes évidemmt draconiens : pas de chaussures ds le ccar ! Exceptionnellemt, lorsque ns transportons quelqu’un, il reste sur le siège avant (même s’ils sont 2 !), et lorsque ns recevons quelqu’un, Fred fait aussitôt après le ménage…

En Ethiopie, ns voyons les gens vivre ds des conditions extrêmes de dénuemt. Leur habit traditionnel est la cotonnade blanche et la plupart arrive, malgré la pluie, la boue et ces conditions précaires, à avoir au moins un châle blanc ! enfin, presque blanc…

Ns avons quand même attrapé quelques puces : c’est lors de nos contacts avec les enfants, lorsque ns ns baladons à pied (un enfant prend souvent la main d’Anik…) ou que ns ns arrêtons au bord de la route pour photographier ou filmer…

Quant à la malaria, ns avons commencé notre traitemt depuis le Lac Tana en Ethiopie. Fred avait déjà installé la moustiquaire du lit à Khartoum.

Pour la lessive, ns trouvions des machines à laver ds les campings/locations jusqu’au Caire. Depuis, ns lavons les draps (1X à Khartoum) et les T-shirts et slips à la main, et surtout ns donnons beaucoup de choses, en leur disant qu’il faudra qu’ils les lavent !!!   

Point de vue sécurité, ns ne ns sommes jamais sentis en danger où que ce soit, malgré nos quelques aventures turques… Depuis la frontière éthiopienne, ns voyons beaucoup d’hommes armés et TOUS les hôtels, campings, certains restaurants et stations-services ont des gardes armés, au moins le soir et la nuit. Ns ns baladons raremt avec un sac et Fred a le principal ds ses poches…

En contrepartie du bien-être procuré par le ccar, le prix à payer est de rester sur les routes principales. Les 2 ou 3X que ns en sommes sortis, pour des visites ou des lieux plus sympas pour dormir, ça a été limite pour le ccar, voire l’ensablemt à Méroé. Mais ceci ns oblige à faire ce qu’on voulait : prendre des transports et guides locaux pour certains lieux !

Voilà. Si vs voulez + de renseignemts sur certains points, laissez-ns un commentaire ci-dessous, ns vs répondrons volontiers !!!   

Commentaires

eliane couteron 09/09/2010 11:47


Salut les baroudeurs. Toujours captivant de vous suivre et de partager ,ça conforte l'idée du voyage dans ma tete.Comment se passent les contacts avec les ethiopiens?Je redémarre mon voyage dans le
monde étudiant. A bientot. Bisouxxxx


fredanik 09/09/2010 17:25



Reprends bien tes etudes. pour nous L,Ethiopie est un pays difficile et les contacts ne peuvent qu,etre superficiels. Nous attendons Djibouti et l,Erta ale avec impatience.....



Manu et Mary 06/09/2010 10:09


Coucou,
Merci pour tous ces détails, on pense bien à vous et vive l'Afrique!
bisous


pascal 05/09/2010 08:40


coucou "gens du voyage"!

Merci pour ces détails croustillants. je suis votre aventure un peu plus souvent maintenant. Je suis difficile sans doute mais dans l'attente de ce que l'on ne trouve pas dans les journaux ou dans
les reportages classiques.
Au travers de ces détails, je retrouve surtout les aspects alimentation et hygiène, suivent les cotés pratiques. En somme, j'ai le sentiment que vous économisez votre patrimoine santé et commodité
pour vous assurer de terminer votre voyage.
j'essaie de vous voir au travers de vos mots et photos,j'aimerais savoir où en est votre état d'esprit chacun et commun. Ceci depuis le début, votre sentiment, vos objectifs, vos ressentis ?
comment cela évolue t-il ? votre relation entre tout les deux mais cela est peut-être trop intime ?
Que provoque ce voyage sur vous ? VOTRE INTÉRIEUR ? mêlé à toutes ces populations si diverses ?
avez-vous le sentiment malgré le fait de ne faire que passer, de quérir des relations vraies? de partager une humanité commune à tous les peuple de ectte Terre ?
Fred me disais avant de partir, cette humanité et sa folie va s'éteindre on ne parviendra pas à la sauvegarder. qu'en pensez-vous au travers de ce voyage?
Pour ma part plein de projet naissent ici pour tenter de "faire ensemble", de sensibiliser et réveiller les consciences. j'œuvre trois jours et me replis le quatrième car je n'en vois pas le bout.
ce qui me relève, c'est de me dire que de toute façon tout qui sera fait pourra au moins atténuer le choc dans le mur!!
Vous êtes pour moi des témoins qui font l'inventaire et le constat d'un bout de terre ? que ressent votre intérieur? merci en tout cas
arrivez-vous à rester parfois plus que prévu pour aller plus loin dans la relation et vivre plus encore les sentiments des personnes que vous rencontrez??
à bientôt et bon vent


fredanik 15/09/2010 15:48



Salut Pascal, Ns allons essayer de répondre à tes nombreuses mais intéressantes interrogations… Oui, ns économisons notre patrimoine santé et commodités, pr ns assurer de terminer le voyage – si
le côté technique suit (càd pouvoir passer au Kenya par une piste très très mauvaise…). Nos objectifs étaient semblables : voyager, rouler, découvrir, même si Fred était – optimiste sur les
rencontres qu’Anik. Jusqu’à présent, c’est Fred qui a raison, surtout depuis l’Egypte et l’Ethiopie : impossibilité de nouer des contacts qui ns semblent vrai. Mais Anik ne désespère pas lorsque
ns serons ds des régions moins peuplées. Quant à nos relations (ns commençons notre 35eme année commune), elles sont toujours aussi fortes : engueulades pr des broutilles mais communion profonde.
Ce que ns voyons, à part des paysages fantastiques, est alarmant : la pollution ds les pays + avancés tels que Syrie, Jordanie, Egypte, est terrible. En Ethiopie, peu de déchets : il n’y a RIEN.
Les gens vivent ds le dénuement le + total et le comble, c’est que c’est à Addis Abeba que ns trouvons tout ce que ns voulons, ou presque : des pneus (presque) de bonne taille pour le ccar, des
fruits et légumes très variés, du fromage et une nourriture excellente ds les restaurants pour 3 X rien (1 jus d’ananas frais, 1 bière, 1 lasagne et 1 pizza : 4 euros). Que ressentons-ns
intérieuremt ? Pr le voyage, Fred trouve que ns n’avançons pas assez vite et pour l’avenir du monde, il est toujours aussi, voire+, pessimiste : chacun veut sa place au soleil, à quelque niveau
social que ce soit, et est prêt à écraser l’autre. Si longtemps Fred a cru que la gentillesse était le passeport du respect, ce n’est malheureusemt pas vrai. Si tu souris et que tu es gentil,
c’est une marque de faiblesse, et seules l’agressivité et l’arrogance sont respectées. Malgré tout, Fred continuera à prêcher le respect. Anik est impatiente de quitter Addis Abeba et sa misère
urbaine, la pire jamais vue ds aucune autre ville. Les villageois sont pauvres aussi mais les différences sont moins criantes et + supportables pour ns. Anik pense avoir été vaccinée à Madagascar
contre les atteintes morales de la misère. Elle a mis + de 6 mois à se remettre des effets secondaires du vaccin. Ce n’est pas qu’elle soit insensible à cette misère mais cela ne la détruit plus
moralemt comme avant. Anik garde l’espoir de trouver un jour un village où ns pourrions rester une ou 2 semaines afin d’approfondir les relations : à suivre… Fais la bise à Domi ; dis-lui que ns
voyons souvent des gens jouer mais que jusqu’ici, on n’a rien pu partager… sauf les osselets avec des fillettes en Turquie et quelques coups de pied ds un ballon ici ou là… On a aussi joué aux
cartes avec les filles d’un lodge éthiopien… Mais on ne désespère pas… Gros bisous à vous tous fred anik