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Le blog de fredanik 1ers voyages de plusieurs mois : l'Afrique ! avant l'Amérique...

(Vers) DJIBOUTI : superbe!

fredanik

8 026 Djibouti le Goubet

Direction Djibouti en passant par Awash, sur l’ancienne ligne Addis-Djibouti. Arrêt au « Buffet de la Gare » où Mme Kiki, une Grecque de + de 90 ans, élevée en français chez les petites sœurs de Djibouti, ns refile un guide qui ns promet monts et merveilles pour l’ascension du volcan Fantale et, finalemt, rien ne sera possible : tant pis ! Par contre, le parc d’Awash regorge de beautés : animales (oryx, gazelles, dik-dik, kudu, phacochères, babouins, milliers d’oiseaux…), naturelles (gorges, chutes, savane…), humaines (ns apercevons des Afars qui traverseront la gorge de l’Awash pour rejoindre d’autres pâturages…)… Superbes ! Ns continuons vers Djibouti à travers le pays afar et là, ce que ns avions lu devient réalité. Ns vivons une journée entière « contre nature ». Cela commence par ce lion en cage… Nettemt moins de monde sur les routes, mais des centaines d’hommes, voire d’adolescents, la Kalachnikov sur l’épaule…Contre nature aussi, pour des questions de « sécurité », de ne pas s’arrêter lorsqu’un homme est mort au milieu de la route, et qu’un camionneur affolé ns fait signe (comme à ses collègues qui ne s’arrêtent pas non plus)… Contre nature de voir tant de paysages merveilleux, de montagnes, de lacs, de coulées volcaniques, et de s’arrêter pour dormir dans une station-essence, au milieu des camions et des gens qui font leurs prières, après avoir contourné un mort et avoir déposé leurs armes… Que faisons-ns là ? Même la beauté est submergée par tant de bêtises et d’horreurs humaines.

Ou sommes nousL’avancée vers Djibouti est spectaculaire : des milliers de km2 de coulées, des cônes partout – spectacle minéral mais les couleurs arrivent à donner de la chaleur à ces étendues de pierres. Les villages sont impressionnants : posés à même les coulées de lave, pas un brin de végétation, ou si peu, et quelques chèvres et dromadaires. Au loin, une caravane d’une centaine de dromadaires marche vers l’est. Des gens au bord de la route essayent de vendre du lait de chèvre ou de chamelle. Ns passons la frontière rapidemt et, après 200 km à env. 700m d’altitude, entre 2 remparts, ns amorçons la descente sur Djibouti ville. Bidonvilles et camps militaires alternent et se succèdent, ainsi que les tas d’ordures : ns avons retrouvé la « civilisation » ! Pas de camping, des hôtels entre 60 et 90 dollars. Ns obtenons finalemt l’autorisation de ns garer sur le parking d’un lycée français, près de la Légion Etrangère. Ns faisons sensation, aussi bien auprès des élèves que des parents. Que ça fait du bien de parler français et de partager nos expériences ! Ns apprenons ainsi que ns pouvons continuer avec le ccar vers le lac Assal et Tadjourah : super ! Après avoir fait des courses où tout est beaucoup plus cher qu’en France et en moyenne 10X + cher qu’en Ethiopie (!), et  rendez-vs pris avec Ford, ns voilà partis. Le paysage est unique et, très vite, il devient EXTRAORDINAIRE ! Là une faille impressionnante ! Ici le Goubet ! une baie fermée avec un volcan rond de couleur claire qui trône, et sur le bord des cônes très noirs, une côte découpée aux couleurs diverses et variées qui contrastent avec le bleu idéal de l’eau de cette baie… Le lac Assal, immense, dont une grande partie est recouverte d’une épaisse couche de sel : Noël 93, ns avons atteint le point le + haut d’Afrique, aujourd’hui le point le + bas d’Afrique (- 150m) ! L’aiguille de température n’arrête pas de monter au fur et à mesure de la descente… 39, 40, 43 degrés… avec un taux d’humidité tel que l’air ns colle à la peau ! C’est ds un silence dû à la beauté du spectacle - et aussi à l’appréhension de ne pouvoir remonter ! – que ns arrivons au bord du lac. Eau bleue bordée d’une collerette de cristaux blancs, des icebergs de sel flottent çà et là… Une fois remontés, ns sommes ravis de pouvoir dormir tranquilles, en pleine nature ! Mais les gendarmes ns ramèneront bien vite à la réalité : pour des raisons de sécurité (c’est le passage des clandestins éthiopiens qui essayent de rejoindre l’Arabie Saoudite), ils ns forceront à ns garer près de leur  poste « à cause des tigres » (sic !). Il y aurait des guépards ? Impossible pour Fred de passer près de l’Ardoukoba, dernier volcan en éruption de Djibouti (1978), sans aller y traîner ses guêtres, même s’il est midi et qu’il fait très très chaud… La route de Tadjourah ns réserve, à chaque virage, à chaque dos d’âne, un éblouissemt : ns sommes ds un des paysages les + beaux du monde ! Par contre, Tadjourah, petite ville désolée et désœuvrée, ne ns inspire pas – excusez-ns, Ian ! -et ns ns installons au Corto Maltese, l’un des 2 hôtels. Snorkelling : à 50m du bord, barrière de corail et tombant recèlent des milliers de poissons et de coraux de toutes les couleurs ! Le hasard a voulu que ds ce même hôtel vienne s’installer une équipe d’ingénieurs et de topographes éthio-djiboutienne venue étudier le tracé de la nouvelle ligne de train Addis-Djibouti-Tadjourah ! Fred devra refuser du boulot !!! Encore une fois, les seuls contacts que ns aurons avec la « population », seront une discussion avec 2 profs locaux du lycée de Tadjourah, et avec le propriétaire d’un bateau de pêche, passeur de clandestins à l’occasion… Ces discussions ns permettent de partager des moments de vie de Djiboutiens. De la route, ns apercevons des gazelles (gazelles-girafes ?), des dik-diks, des singes, … Une nuit au-dessus du Goubet, après avoir ramené chez lui le vendeur de souvenirs : enfin ds la nature et sans gendarme ! Retour à Djibouti ville pour régler quelques problèmes techniques et ns repartons à Addis Abeba, via Dikhil où ns allons récupérer des feuilles et des racines magiques de moringa : on vs tient au courant !

 

Commentaires

Annick Richand 17/10/2010 13:14


Té ! ou connais ? Lo volcan la pèté ici et ou lé point là don ! cosa ou fait dan pays band sauvages !! arvient vite voir a ou..
Je viens enfin de trouver comment vs écrire. Bien sûr on lit avec bcp, bcp d'intérèt le récit de votre épopée. On n'est pas les seuls. A Laragne, Mie-France Joubert (nom de jeune fille, vieille
copine à René) m'a parlé ds la rue de ces rdv enthousiastes avec votre blog, alors qu'on se disait à peine bonjour...Et que je n'oublie pas de vs donner le boujour de votre voisine de jardin, Suzon
Laurent-Pellegrin, tjrs bon pied bon oeil. En Bretagne, ma soeur de Nancy a piqué votre adresse et lit aussi votre récit. Au début, Turquie, Liban.. elle connaissait. Son mari et elle ont bcp
voyagé mais ds des conditions "très cofortables". Là, elle découvre le voyage style routard, baroudeur, càd la façon de voyager de sa fille qui fait en ce moment, en famille avec mari et 2 filles
de 8 et 12 ans, le tour de l'Afrique mais ds l'aure sens. Ns lisons aussi son blog ; Maroc, mauritanie, Sénégal et ils viennent de passer la frontière du Mali..Je crois que ça rassure ma soeur de
vs lire et de voir qu'on peut voyager comme ça tout en étant conscient des dangers, responsable et sans prendre trop de risques !!
Donc, continuez à ns faire rèver. Votre blog est super. Bisoux. Annick


pierrette deyme 13/10/2010 19:12


quel bonheur de vous retrouver dans ses paysages magnifiques qui me font rever apres une journée de boulot
soyez prudent prenez soin de vous
bises


magali 09/10/2010 23:04


gros bisoux. encore de belles descriptions et un peu d'évasion pour l'étudiante en bts que je suis. prenez bien soin de vous et à bientôt. BISOUS


manu et mary 09/10/2010 19:00


Coucou les baroudeurs...
Que de paysages extraordinaires et que de belles photos qui nous font envie!
Nous pensons bien à vous et surtout soyez prudents...
Avez vous des news sur cette fameuse route pour rejoindre le Kenya, est elle praticable avec les pluies?
On vous embrasse


Marianne et Sylva 09/10/2010 15:35


Nous vous suivons toujours avec intérêt . Parfois, on a des inquiétudes ... Prenez bien soin de vous ! Amicalement . Marianne et Sylva ( été indien en Belgique) .