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Le blog de fredanik 1ers voyages de plusieurs mois : l'Afrique ! avant l'Amérique...

Tanzanie

fredanik

9 224 Oldonyo +gamins    Débuts tanzaniens au « Massaï Camp » d’Arusha, et 2 jours donc au lac Natron avec ascension de l’Oldonyo Lengai  pour Fred (voir page Volcan du blog). L’agence du camping était bien (bon véhicule, bonne bouffe, guide et cuisinier sympa…). Ns n’avons pas reconnu les environs du lac Natron visité il y a 17 ans : une route goudronnée ( !), puis une bonne piste y mènent. Il y a 3 campsites, dont 2 de luxe ( avec piscine !), alors qu’il n’y en avait que 1 seul rudimentaire… Même chose à Moshi où ns ns rendons après : les petites cases de terre battue ont été remplacées par des maisons en dur avec antenne de télé, voire parabole !!! Il faut dire que les Chaggas qui vivent ds cette région sont les Tanzaniens les + aisés, grâce aux cultures abondantes sur les flancs du Mont Meru et du Kilimandjaro, mais surtout aussi grâce au tourisme. Depuis le sud Kenya, ns sommes vraimt en Afrique noire : les femmes sont plus opulentes, portent les charges sur la tête et le boubou.

Ns faisons donc un pèlerinage, 17 ans après. Tout d’abord en allant voir la « petite » agence d’un Français à Arusha : il a maintenant + de 10 personnes ds les bureaux (dont 2 Européens), et des dizaines de véhicules ! et des prix à l’avenant… Ensuite, à Moshi, route goudronnée aussi pour se rendre à Machame Gate, d’où ns étions partis pour l’ascension. A l’auberge Mountain Inn, qui a maintenant piscine et sauna !, et où ns avons tant de souvenirs (n’est-ce pas, Pierre et Michèle…), on n’accepte pas les ccars ! Ns passerons la nuit ds un campsite d’où ns verrons le Kili (pour la première fois côté sud) se dégager partiellement le soir, et complètement le lendemain matin. Ns partons ensuite pour Marangu, départ de la voie normale, dite Coca-Cola Road, et là aussi, tout a changé. Ns reconnaissons quand même l’endroit où ns sommes redescendus du sommet, et où ns avons reçu notre « diplôme » et donné les cadeaux et les pourboires aux guide et porteurs. Ceux-ci n’ont plus rien à voir, et tant mieux, avec les nôtres : les chaussettes et chaussures de montagne ont remplacé les pieds nus ds les bottes en caoutchouc ; les polaires et gore-tex les pulls et vestes troués…Petit pincement au cœur en voyant partir les quelques groupes qui tentent le sommet, mais à chacun son tour ! Ns devons à nouveau intégrer un campsite, ce qui ns a entraîné à faire un calcul édifiant : en Europe et Moyen-Orient, ns avons passé 4 nuits sur 6 ds la nature sauvage ; depuis notre entrée en Afrique, ce ne sera plus que 1 nuit sur 6 ! Ns espérons que la suite du voyage ns ramènera ds les proportions du début… Le ccar gardé, ns en avons profité pour ns balader : 6h du mat, l’ensemble du massif du Kili est complètement dégagé et illuminé de la couleur chaude du lever du soleil. Ns prenons ensuite une piste qui, au début, longe les cases et les cultures, avant de rentrer ds la forêt. Ns monterons pendant 1h et demie au milieu de ce monde végétal où aucun film, aucune photo ne pourraient rendre la réalité. La mousse et les fougères jouent avec la lumière diffuse qui arrive à s’infiltrer. Ns admirerons une colonie de singes bleus qui se déplacent bruyamment sur la crête des arbres, et des mangoustes rayées bavardes et peu farouches. Ns irons voir en redescendant la fameuse cascade dont l’eau vient de la neige du Kili (y en a encore un peu…), ds le fond d’une ravine, fleurie et calme. Ns confierons à M. Thomas Kimaro, propriétaire humaniste et écologiste du campsite Coffee Tree, les lunettes de montagne destinées aux porteurs et guides du Kilimandjaro : il doit ns donner des nouvelles !

Le lundi 22/11, ns reprenons la route. Très vite, les maisons sont devenues – riches qu’au pied du Kili, et l’activité des guides et porteurs a été remplacée par la nonchalance, peut-être forcée, des habitants. Enfin, surtout celle des hommes car les femmes continuent à porter sur la tête les lourdes charges de bois, d’eau, et les enfants ds le dos. Pour les hommes actifs, la bicyclette est reine, pour porter des choses aussi lourdes qu’encombrantes. Une nuit comme ns les aimons : ds la nature, non loin d’un village dont les gens ns voient quand ils rentrent les troupeaux en ns disant « jambo ! » avec un grand signe de la main. Balade matinale ds les cultures, au milieu des baobabs et des palmiers doums, près d’une grosse rivière. Ns traversons de grosses plantations de sisal et son exploitation.

Quelques jours de vacances au bord de l’océan indien, à Péponi, près de Tanga… Hé oui, comme le dit Elodie Sanagustin (et d’autres !), voyager n’est souvent pas de tout repos ! Ns assistons le matin au départ des pirogues, toutes voiles dehors. Très vite, l’océan se retire sur plusieurs centaines de mètres, obligeant les pêcheurs qui reviennent à laisser leurs bateaux très loin et à rapporter à pied le poisson au village. Les enfants seront chargés de ramener les pirogues : ils chantent, jouent, s’amusent ! Comme toute l’Afrique, notre campsite est entouré de barbelés et surveillé par des hommes armés : les riches d’Afrique sont gardés par les pauvres contre les + pauvres !

Commentaires

marianne et sylva 27/11/2010 22:43


Encore une fois merci pour le beau récit ...
En Belgique : froid, neige et déjà du verglas .
Amitiés à tous les 2 .
Marianne et Sylva


françois-enimie monique 27/11/2010 13:21


Et ça continue, pendant qu'ici on se caille, la neige et le froid sont là, vous vous baladez près du Kilimandjaro comme si cela était tout naturel... Vs me direz moi je vois d'un côté le Pic de
Charance, tout blanc et de l'autre la colline St Mens, pas mal aussi..
Comme tu le dis annick, aucune photo ne reflétera vraiment la réalité, ce sont des expériences à vivre, au retour ns ns contenterons de les apprécier à leur juste et grande valeur... Il me semble
que c plus cool en ce moment, alors profitez en!!!
bons baisers de Gap
monique