Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 16:54

 

7 082 Gondar marché

 

 

D’abord une dernière pensée pour Roland Grimaud qui avait participé spontanémt à notre collecte de lunettes… courage à sa famille.

A la frontière même, tout change. Alors que le Soudan est désert et les rares personnes rencontrées, même ds les villages, sont très respectueuses de notre intimité, les Ethiopiens sont très nombreux et très démonstratifs ! Les routes sont envahies de piétons et de troupeaux, et les enfants hurlent en ns apercevant : de l’hystérie ! Mais ce sont surtout aussi des sourires qui éclairent, comme au Soudan, des visages souvent très beaux, et des dentitions qui ne connaissent pas ou peu le sucre…

Plusieurs voyageurs rencontrés précédemmt ns avaient montré les impacts des pierres lancées par les gamins, sur leurs 4X4 ou leur cheville (moto)… Ns sommes vigilants et leur faisons de grands coucous avec les mains, ce qui fait parfois tomber, lorsqu’ils répondent, des cailloux…

La route est maintenant goudronnée jusqu’à Gondar, à 2200m d’altitude. Ns y arrivons avec la pluie, ce qui fait tomber les températures d’env. 15° : c’est troublant mais quel bien-être, au début… ! A Gondar, ns ns installons ds la cour de la pension Belegez où ns retrouvons notre baroudeur hollandais, Louis. Gondar a été capitale éthiopienne il y a plus de 300 ans et possède encore des restes de châteaux, bains et églises. Ce n’est pas toujours facile de s’y balader ; il faut affronter les rues boueuses, les nombreux enfants quémandeurs, les mendiants, les estropiés… Beaucoup de mal voyants (ce serait dû à la consanguinité) et ns pouvons donner des lunettes de soleil. Ns y trouverons un cyber café et un bon restaurant, un peu déplacés ds cette ville où + de 90% des gens sont misérables…

Ns faisons une demi-journée de balade vers les montagnes du Simien avec un guide local. Malgré les nuages et ensuite la pluie, ns pourrons quand même apercevoir les montagnes, des babouins gelada (ds la brume…) et un peu mieux des singes colobes (comme lors de la descente du Kilimandjaro…). Ns payons pour cette charmante balade de 2h (+2h de trajet) la modique somme de 80 euros, soit presque le double du salaire mensuel de la charmante réceptionniste qui travaille tous les jours de 8 à 20h, samedi dimanche 17h. Elle ns fera la « cérémonie du café » (le café est originaire d’Ethiopie…), ce qui arrondit un peu les fins de mois du personnel de la pension…

A peine étions-ns rentrés, déjà difficilemt à cause de la dénivelée, ds la cour de la pension que la rue, qui va être pavée, est surélevée de 40cm… Cela rend la sortie impossible pour le ccar. Pour ne pas finir nos jours là, Fred doit sortir la pioche et, avec l’aide d’un employé, une rampe sera taillée ds le talus !

Après 5 jours donc « en ville », ns partons par une piste boueuse vers Gorgora – accompagnés par Louis, et son 4X4 qui ns aidera si problème… C’est à nouveau un énorme changemt car ns sommes ds un coin fantastique, au bord du lac Tana, chez des Hollandais « Tim et Kim », au milieu des collines verdoyantes, des papillons, des échassiers et des oiseaux de toutes les couleurs. Par contre, le chemin de pierre et de terre pour arriver chez « Tim & Kim » est + que limite pour le ccar mais si vs lisez ce texte, c’est que ns sommes arrivés à reprendre la piste ! Ns sommes enfin en pleine nature, ns pouvons ns balader à notre guise, les enfants ne sont pas trop envahissants ! Ns visitons une vieille église orthodoxe, Débré Sinaï (XVIIeme siècle), dont l’architecture est celle des toucouls (cases rondes en torchis) et les peintures naïves sont belles. Les gens pêchent ds le lac sur de petites barques en papyrus…  4 jours superbes, presque sans pluie !

L’Ethiopie, on ns l’avait dit et répété, ne permet pas le camping sauvage (insécurité et surtout invasion des curieux…) et ns passons de coins protégés en espaces privilégiés… Ce n’est pas ce que ns préférons mais ns ns en accommoderons… Ici, les armes sont monnaie courante : ds les stations-services, banques, resto, campings… et ds les campagnes ! Le 1er septembre, ns partons pour Bahir Dar, « riviera » éthiopienne. Le long de la route, ns assistons à des scènes de labour. Les paysages sont parsemés de cheminées volcaniques. Ds les plaines, ns devrons faire du gymkhana entre les gens et les troupeaux venus se réfugier sur les hauteurs de la route car les villages et terrains sont inondés ! A nouveau, ns sommes ds le parc luxuriant d’un hôtel, au bord du lac… Plus de gaz depuis 2 jours : normalemt, ns récupérons notre bouteille remplie cet aprem… à suivre. Ns irons voir les sources et chutes du Nil Bleu qui atteindra la Méditerranée après + de 5.000km…

Flash info : une bouteille de gaz fait exploser les relations entre l’Ethiopie et Laragne !

Hier, Fred, accompagné par un jeune, laisse un acompte de 200 birr sur les 500 demandés pour le remplissage de notre bouteille de gaz. Ce matin, ns apprenons par un autre commerçant que le gaz coûte 270 birr ! Donc, ns retournons chercher notre bouteille de gaz et négocions, sans problème, la bouteille de gaz à 350 birr. Mais voilà que notre vendeur ns annonce ne jamais avoir perçu 200 birr. Avec l’aide d’un médiateur sorti d’on ne sait où, ns apprenons que les 200 birr versés hier étaient la commission du jeune (pour info, salaire moyen éthiopien : 800 birr !). Après une courte engueulade, Fred pose 150 birr sur le bureau et part avec sa bouteille de gaz sur l’épaule à travers les rues de Bahir Dar. Fin ou… à suivre ?

 

Par fredanik - Communauté : camping-car
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