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Le blog de fredanik 1ers voyages de plusieurs mois : l'Afrique ! avant l'Amérique...

Danakil - Kenya

fredanik

A Addis, avant l’arrivée des copains, sachant que ns n’irons pas voir les églises monolithiques de Lalibella, fleurons du tourisme éthiopien, ns irons visiter une église de ce type, datant du IVème siècle, Wusa Michael Church (voir photos Addis). Une fois réunis, ns ne tardons pas à prendre la route de Mekkele : 2 jours de transfert qui ns feront traverser des paysages aussi divers que magnifiques – montagnes, plaines agricoles en pleine effervescence (c’est la moisson du tef et autres céréales), sans oublier les marchés, notamment aux dromadaires, les babouins, etc. De Mekkele à Ahmed Ela, notre campement ds la dépression des Danakil, le voyage ns fera rencontrer les premières caravanes de dromadaires chargés de fourrage pour ceux du lac Assale. Comment  décrire les paysages rencontrés, si variés, et toujours aussi désertiques et splendides ? Ns ne perdons pas de temps et prenons directemt la direction de la zone d’extraction du sel au lac Assale. Presque une centaine de dromadaires attendent d’être chargés. Les techniques d’extraction n’ont pas changé depuis la nuit des temps : haches rudimentaires pour couper la croûte de sel et tailler les rectangles qui seront vendus aux chameliers, bouts de bois pour décoller les plaques… C’est après + de 2 h de marche depuis le village que, sous un soleil écrasant, toute la journée, ces hommes travailleront d’arrache-pied pour extraire entre 100 et 200 plaques de sel vendues 0.10 euro chacune aux chameliers qui les revendront entre 0.70 et 1.5 euro suivant la distance parcourue ! Sous cette éclatante blancheur du sel au soleil, les lunettes distribuées ont été bien accueillies ! Merci encore à vous. 7b 357 Eth Lac Assale lunettes

Le pied de l’Erta Ale sera atteint après une nouvelle journée de 4X4, à travers sable, végétation rare, villages rudimentaires, pistes, autruches, terre, poussière… Ns terminerons par 2 h de « piste » sur des coulées volcaniques et presque 3 h de marche. Le sentier serpente tranquillemt ds les champs de lave. Ns marchons de temps en temps sur de la pahoehoe ou sur une belle sente tracée ds les blocs. La pente est faible et la lune ns éclaire. La marche de nuit n’est pas difficile et les grosses chaleurs sont ainsi évitées. Pendant la montée, de rares manifestations éclairent le ciel d’une couleur rouge, mais il est évident que le lac n’est pas lumineux : ns pouvons donc ns attendre à une croûte durcie noire. Même depuis la lèvre extérieure, le ciel est raremt illuminé par le lac. Il est 20h. Ns descendons facilemt par un petit sentier le premier rempart et il ns faut 15 min pour atteindre le but. Une révélation, un rêve qui se concrétise 50 m sous nos pieds ! Séparé par une terrasse inférieure 15 m en contrebas, LE LAC ! Sur sa quasi-totalité, il est recouvert d’une croûte durcie noire qui flotte sur le magma. Seuls ses bords et quelques rares craquelures laissent entrevoir la lave. Le spectacle est déjà superbe mais d’un seul coup, en un point diamétralemt opposé à ns, la croûte s’effondre sur elle-même, créant une dépression avant la sortie et l’explosion d’une bulle de lave ! Ce phénomène, responsable de l’éclairemt du ciel pendant la montée, apparaît environ toutes les 15 min. Ici, un chalumeau crache bruyammt son gaz, et ailleurs, un peu plus loin, des sorties de gaz cassent la croûte et forment des vagues. Voilà maintenant 3 h que ns observons le lac. Une fissure se crée au nord-ouest et un phénomène proche de la subduction fait que la quasi-totalité de la croûte noire semble avalée par le lac ! Des fissures se créent de partout, ds tous les sens, et les bulles de gaz sortent maintenant de plusieurs endroits. Le spectacle de l’Erta Ale est bien au-dessus de nos plus folles espérances ! Vers 3h du matin, le volcan semble devoir reprendre son souffle et ns en profitons pour prendre un peu de repos. Au lever du jour, seule la sortie de la bulle de gaz initiale a repris son activité et montre un peu de couleur ds ce noir quasi uniforme de la croûte. Ns faisons le tour du cratère et c’est avec quelques cheveux de Pélée plantés ds les mains ou ds les fesses que ns prendrons le chemin du retour. Ns aurons été 6 à admirer le spectacle offert par l’Erta Ale durant cette nuit du 28 au 29 octobre 2010 ! 2 groupes sont passés, ne restant parfois qu’une demi-heure, ne laissant pas le temps au volcan de se donner à fond ! 7b 487 Eth Erta Ale

Le lendemain, c’est au Dallol que ns ns rendons : encore une merveille de la nature ! Des couleurs que personne n’oserait inventer, qui s’opposent, se côtoient, s’accordent : des jaunes, des verts, des bleus, des rouges, des blancs de toutes nuances ; des clapotis, des bulles, des crachotis, des bruits insolites ; de la chaleur sous nos pas, des croûtes qui cèdent et des formes féeriques ! Un seul bémol : ce site semble d’une grande fragilité et si les visites se multiplient, que vont devenir ces champignons magiques que les pieds de certains inconscients piétinent et cassent ? Si l’Erta Ale ne craint pas les outrages des touristes malveillants, si ce n’est les centaines de bouteilles plastiques qui jalonnent le chemin, par contre, le Dallol semble bien fragile… 7b 545 Eth DallolNs irons voir aussi des dédales de tours de sel, un lac et une mare bouillonnante d’une eau acide et colorée, le tout sous la garde de militaires éthiopiens. Et puis, l’énigme de cette « mère de sel » qui serait à l’origine du lac Assale… Tout ce spectacle se fait à –120m, ds une chaleur de style Fournaise… Il n’en reste pas moins l’un des plus beaux de la planète, comme le sont ses voisins djiboutiens, le lac Assal, le Goubet, l’Ardoukoba…

Au retour, ns visiterons, ds les montagnes du Tigré, massif grandiose de grès de tous les rouges, l’église rupestre Korkor Maryam. Le chemin d’accès, aérien, ns donne une vue à couper le souffle sur les paysages environnants. L’Ethiopie est un trésor géologique.

Le retour sur Addis Abeba sera souvent ponctué d’arrêts photo pour immortaliser ces paysages grandioses et ces coutumes hors du temps. Après 2 mois et demi, ns sommes impatients de reprendre la route, même si nos pensées sont occupées par l’épreuve qui ns attend !

3 novembre : ns prenons la route qui ns mène à la frontière kenyane. Ns traversons des zones montagneuses, à la végétation tropicale qui ns rappelle La Réunion. Puis, ce sera une plaine et ses innombrables volcans. Et enfin, le 4 à 15h, la Moyale éthiopienne où ns réglons les problèmes douaniers de sortie, avant de régler les formalités d’entrée ds la Moyale kenyane. + de 400 km de mauvaises pistes seront décisives, comme vs le savez, pour la suite du voyage. Ns prenons un peu d’avance, en parcourant les 22 premiers km en une heure et demie et bivouaquons au bord de la route. Seuls un chamelier et son troupeau ns rendront visite le soir. Vers 23h, des douleurs terribles et fulgurantes réveillent Fred et ns poussent à retourner de nuit sur Moyale. Au petit matin, se tordant de douleur, Fred est admis à « l’hôpital ». Après 2 perfusions et 2 injections d’on ne sait quoi, à 9h, il est capable de reprendre la route. 6 h + tard, après 100 km, soit env. 15km/h, ns bivouaquons au poste de police de Walda, étonné qu’à 18h, ns soyons déjà couchés ! Pendant la nuit, Fred se réveille avec les mêmes douleurs que la veille, malgré les médicaments : pourrons-ns continuer ? Sur le matin, après + de 1 litre de pipi, tout semble rentrer ds l’ordre et le voyage peut reprendre son cours…

La journée du 6 sera terrible : ornières profondes ds lesquelles il ne faut pas tomber, passage de pierres coupantes et  risque d’enlisement : la moyenne descend à 11 km/h ! Cependant, ns atteignons l’entrée du parc de Marsabit, à 16h30, après avoir été doublés par un seul véhicule (des Suisses en 4X4 ! – le bus et des camions passeront après) et ns dormirons au pied d’un volcan que Fred gravira le soir : ça y est, il va mieux !!! 9 050 Kenya Marsabit

Le lendemain 7/11, après quelques courses et le plein de gas-oil à Marsabit, une énorme déception ns attend : alors que ns pensions l’épreuve quasimt terminée, des passages de blocs énormes ns font presque douter de notre réussite ! Ns aurons une petite dizaine de ces passages acrobatiques. Même les camions, si follemt rapides d’habitude, sont au pas ds ces passages ! Bravo au ccar qui se sortira avec panache de ces épreuves ! La suite sera une alternance de bancs de sable rouge et de tôle ondulée… Alors que ns pensions ce problème réservé à l’Ethiopie, c’est en roulant doucement sur la piste que des enfants ns jetteront des pierres à l’arrière du ccar, cassant et faisant un trou ds le plastique… Vers Archer’s Post, alors que ns avions trouvé un coin pour bivouaquer, des Kenyans blancs viendront ns déconseiller vivemt de dormir là, pour des raisons de sécurité (« lions »…) et du coup, ns demanderons l’asile au pasteur d’une petite église anglicane… Le matin du 8, avant de partir, ns laisserons quelques habits, peluches pour les petits, cahiers et stylos pour les + grands. N’oublions pas de dire que tout le long de la piste, ns avons vu des gazelles, dik-dik, pintades, un renard… et le peuple Samburu (voir des photos sur Internet car ns ne payerons jamais pour prendre des photos d’« autochtones » - ils étaient pourtant impressionnants !).

Pour rejoindre Nairobi, ns contournerons, sous une pluie battante, le mont Kenya sans jamais l’apercevoir, au milieu des cultures et du monde sans répit. Impossible de s’arrêter sans avoir illico des nez collés aux fenêtres et des mains tendues réclamant de l’argent… Et c’est sous un déluge et une circulation d’enfer, sur des routes défoncées et la nuit tombée, que ns atteindrons, grâce à notre GPS, le camping à Nairobi d’où ns vs écrivons et où ns avons passé la journée suivante à dépoussiérer le ccar !

Avec le problème du ccar blessé, comme ns le sommes ns aussi, avec le problème de la saison des pluies et les difficultés des bivouacs sauvages et sympas, ns avons pris la décision d’arriver rapidemt jusqu’en Namibie, but initial de notre voyage. Les connexions étant extrêmemt lentes au Kenya, ns alimenterons les albums photo dès que ns pourrons. Direction Amboselli où ns essayerons de ns arrêter avant le parc, sur les indications de Réunionnais rencontrés à Addis, espérant voir le Kilimandjaro… 

Commentaires

Steindorf Bernard et Marie Noëlle 18/11/2010 19:48


Coucou vous 2,
Merci de nous faire voyager à trés bas coût.Nous pensons souvent à vous et nous vous suivons dans vos périples.
Amitié de la famille Steindorf.


françois-enimie monique 15/11/2010 18:46


Fred s'en tire bien apparemment, mais que s'est til passé et quelle peur vous avez du avoir!!! quel courage de continuer dans des conditions difficiles... mais que de beaux paysages traversés et de
souvenirs engrangés... bravo à vous deux qui allaient nous revenir transformés par l'aventure...
A GAp, il pleut, il pleut, on passe régulièrement du printemps à l'automne voire à l'hiver... mais tout va bien, on pense à vous..
J'ai récupéré le mail dans les courriers indésirables, non mais franchement!!!
heureusement que je les regarde avant de les balancer...
allez je vous des bises, et vous souhaite plein de bonheur dans votre périple....
les épreuves s'atténueront tranquillement, seuls les bons moments resteront...
prenez soin de vous
monique


marianne et sylva 11/11/2010 13:55


Merci, merci pour le récit ! Bonne continuation 8
En Belgique : tempête de saison ! Amitiés .
Marianne et Sylva


veyne m-france 11/11/2010 08:24


OUF ! des nouvelles ce matin ! on s'inquiétait ! tout va bien ici. Vacances finies, petits enfants repartis. Belles rando dans ce bel automne. Préparons le marché de Noël à la MJC. Bonne
continuation, faites-nous rêver encore. Bise à vous 2