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Le blog de fredanik 1ers voyages de plusieurs mois : l'Afrique ! avant l'Amérique...

Carnet de voyage... Des Alpes au Bénin...

fredanik

Bénin aller - retour : un voyage difficile...

Tout d'abord, 16 jours pour aller des Alpes françaises jusqu'au Bénin : 16 jours pour faire 8.000 km dont 4.000 en Afrique... (Ns avions une projection de film le lundi 12/10 et fred devait y être pour le "boulot" au + tard le 30/10...)

Cela a commencé péniblement.

Une épidémie de méningite foudroyante s'étant déclarée dans le nord du Bénin où ns allions, il fallait ns faire vacciner ! Le lundi 12 au soir, le vaccin d'anik, commandé à la pharmacie de Laragne, n'est toujours pas arrivé : il a fallu ns arrêter à Montpellier pour l'acheter et il a fallu que fred joue à l'infirmière ;-)

Dès le début du voyage, ds la tente de toit avec la pluie, ns accumulons de la fatigue car la récupération n'est pas la même que ds le camping-car...

A Rabat au Maroc, ns arrivons un vendredi pour prendre nos visas pour la république islamique de Mauritanie. Ns savions que ce serait fermé le vendredi mais pas qu'il faudrait attendre le lundi !!! Ns renonçons donc et les prendrons à la frontière, ce qui ns coûtera, au lieu d'un double entrée à 90€, 240 € par personne...

A cause de la fatigue, et aussi peut-être à cause du stress engendré par les passages de frontières très rapprochés (parfois 4 frontières en 24h...), fred surtout a quelques problèmes intestinaux... surtout que le riz rose, parfois, passe mal ;-(

La saison des pluies n'est pas terminée et à partir du Sénégal, ns ns faisons régulièrement piquer par des moustiques... jusqu'au moment où ns ns rendons compte (un peu tard pour prendre le traitement !) que ns sommes déjà en zone impaludée...

Bref, plein de petites choses qui ns compliquent la vie...

Arrivée dans le nord ouest du Bénin, après une rapide traversée du Mali et du Burkina Faso.

Le monastère de Péporiyakou

Le monastère de Péporiyakou

Arrivée dans le nord ouest du Bénin, après une rapide traversée du Mali et du Burkina Faso.

Ns sommes logés au monastère de Péporiyakou et fred a le temps de se reposer un peu avant d'entamer le lever topo avec son ami architecte. Ns prenons le temps aussi, entre 2 journées de travail, de ns balader un peu : notamment visite des fameuses "tatas sombas", ces magnifiques constructions de maisons traditionnelles, dans cette région à cheval entre le Bénin et le Togo. Ns allons d'abord chez Alice et, même si les échanges sont réduits au minimum, ns pouvons contempler, apprécier la fraîcheur et le paysage de la terrasse, etc. Ns reviendrons d'ailleurs chez Alice lui apporter les photos prises lors de notre première visite et lui faire faire quelques travaux de couture ! Avec d'autres personnes en visite au monastère, ns découvrirons aussi la culture du fonio, petite céréale typique de cette région, dans une coopérative de femmes. Ns revisiterons un(e) tata somba, avec un guide cette fois, Timothée, qui a été formé et qui est très intéressant, mais ce serait un peu long de tout vs raconter (il y aura des extraits ds le carnet de voyage qui sera réalisé ;-). Ns découvrirons aussi les chutes de la Kota, où ns ns rafraîchirons, et où ns retournerons aussi après notre incursion ds l'est du Bénin, avec notre amie Yvette...

Ns passerons 2 journées complètes ds le parc national de la Pendjari, limitrophe avec le Burkina Faso. Ns y verrons beaucoup plus d'animaux que ce à quoi ns ns attendions : énormément d'oiseaux de toutes les tailles et toutes les couleurs, plusieurs sortes d'antilopes dont les cobes de Buffon par centaines, 3 espèces de singes, des hippopotames, des buffles, des phacochères, et le fameux lion que ns avions entendu les 2 nuits en dormant sous la tente... et en allant faire pipi ds la nature..

Un(e) tata somba, ds la région entre le nord Bénin et le Togo

Un(e) tata somba, ds la région entre le nord Bénin et le Togo

Après donc 15 jours autour de Natitingou, ns sommes descendus en 1 semaine, par des pistes, le long de la frontière du Togo, vers le sud du pays et Cotonou. Grâce au 4X4, ns sommes passés par des villages vraiment "paumés" où l'accueil est extraordinaire. Ns avons rencontré vraiment le "Bénin profond" et des gens vivant pauvrement, mais d'une gentillesse incroyable : que des sourires !!! Ns les avons vu vivre ds leur quotidien : la cuisine, le transport de l'eau et du bois, la coiffure... Bref, "affaires de femmes" car les hommes sont très discrets ;-)

Même avec du bois sur la tête, elle rigole, elle cause, elle danse...!!!

Même avec du bois sur la tête, elle rigole, elle cause, elle danse...!!!

Mais quand ns sommes arrivés ds le "Bénin touristique", tout a changé.

A Abomey, la ville des rois qui fournissaient les esclaves aux commerçants européens, ns ns sommes fait agresser par deux gars qui ns reprochaient d'avoir filmé un palais "sacré" sans en avoir demandé l'autorisation. En fait, ce n'était qu'un prétexte pour essayer de piquer la caméra ! fred a dû se battre, a eu ses lunettes cassées... et comme ils n'arrivaient pas à se saisir de la caméra, ils ont tiré l'appareil photo au point que la main d'anik saignait ! En fait, elle n'a pas lâché l'appareil, non pas pour sa valeur, mais elle pensait uniquement aux photos souvenirs des gens que ns venions de rencontrer et qui seraient perdues... Bref, un moment très difficile...

La visite de la ville d'Ouidah, d'où partaient les navires négriers avec les esclaves pour le fameux commerce triangulaire, fut intéressante aussi, et émouvante. C'est aussi à Ouidah que ns avons rendu visite au frère d'une copine ardéchoise qui a un petit hôtel, un "Jardin Secret" là-bas. L'après-midi à la piscine avec ses enfants n'était pas prévue ds notre voyage mais ns a détendus, après l'agression de la veille...

Et le lendemain, ns ns sommes payé une nuit de camping (la 1ère depuis le départ !!!) au bord de la mer, ds un complexe avec piscine où notre amie Yvette est venue ns rejoindre. Yvette est béninoise, infirmière à Laragne où ns habitons, et était justement en vacances au Bénin ! C'est ds sa famille (où ns avons reçu un accueil formidable !) que ns sommes restés 2 jours à Cotonou, la capitale économique et administrative, le temps de ns rendre au consulat de Mauritanie pour essayer d'avoir nos visas de retour. Non seulement le consul n'a pu ns les délivrer, mais il ns a déconseillé de repartir par la route. Qd ns lui avons dit que ns devions remonter puisque ns avions notre 4X4, il ns a répondu que notre vie valait plus que notre véhicule :-(

La piscine du camping de Grand-Popo (de toutes façons, les vagues de l'océan sont trop dangereuses !)

La piscine du camping de Grand-Popo (de toutes façons, les vagues de l'océan sont trop dangereuses !)

Ns sommes alors remontés vers le nord avec Yvette, le long de la frontière du Nigeria puis du Niger.

Ns l'avons fait par des pistes parfois abominables dont les autochtones eux-mêmes se plaignaient - ils ont demandé à fred s'il ne pouvait pas faire quelque chose pour cette piste : un blanc, un "yovo", ça a tous les pouvoirs !

Ns croisons énormémt de gros troupeaux de zébus conduits par des Peuls, instants sympas d'échanges, surtout quand ce sont les bergers qui ns prennent en photo ;-) Ce voyage à l'est devait se terminer en apothéose au "parc du W", un parc où + de 2.000 éléphants étaient recensés... mais ns n'en avons pas vu plus qu'à la Pendjari, càd 0 éléphant ! Le parc est ds un état épouvantable : on ne peut même plus distinguer les pistes qui ne sont plus entretenues... Au retour en France, ns avons vu que le parc était en zone "rouge", càd très dangereuse et où il est interdit de se rendre... Peut-être est-ce l'explication de l'abandon de ce parc ?

Petit retour au monastère avec Yvette : cela fait un mois que ns sommes au Bénin ! Ns sommes enchantés de cette visite, la tente de toit et le 4X4 se sont avérés particulièrement adaptés à notre découverte, mais encore aujourd'hui, ns ns demandons comment des gens peuvent vivre ds les conditions que ns avons vues... et avec le sourire pour la plupart... Ns aurons quand même de temps en temps des frayeurs avec des villageois armés : ils ns expliqueront plusieurs fois que "les Béninois sont tous des voleurs !!!".

Bergers peuls rencontrés ds le nord est du Bénin : ils ns prendront en photo avec leur tél portable...

Bergers peuls rencontrés ds le nord est du Bénin : ils ns prendront en photo avec leur tél portable...

Retour par le Burkina Faso, Mali, Sénégal, Mauritanie, Maroc, Espagne...

Ns comptions ns attarder un peu au Burkina mais dès l'entrée ds ce pays, ns ressentons une certaine tension. Ns attribuons le fait d'être sans arrêt stoppés par des militaires, armes au poing, par des policiers, etc. aux élections qui ont lieu quelques jours plus tard. Mais l'actualité ns fera voir au retour que le danger était bel et bien terroriste, aussi bien avant notre arrivée qu'après ! (voir article du Dauphiné Libéré). Néanmoins, pour ne pas prendre la même route qu'à l'aller où ns étions pressés, ns prenons des pistes (à nouveau, vive le 4X4) qui ns font passer ds des villages presque encore + reculés et + pauvres qu'au Bénin, alors que les villes semblaient + riches... Ns passons à Béguédo qui fait sursauter anik : "mais c'est jumelé avec les Hautes-Alpes !!!". Encore une déception car tout est à l'abandon... enfin, pas pour tout le monde ;-). Ns prenons quand même le temps de visiter des familles, notamment d'éleveurs, et une "maison royale" à Tiébélé (voir http://www.djoatina.fr/tiebele.html ). L'architecture des maisons est souvent aussi très belle, avec parfois une chambre donnant sur une terrasse à l'étage. Et, comme au Bénin (et au Mali), les petits enfants sont souvent nus, les + grands mal habillés, les femmes la poitrine nue quand elles sont chez elles... Il faut aussi que ns vs parlions quand même nourriture. Ns mangeons très bien ds ces pays, et souvent pour vraiment pas cher (un plat poisson ou poulet + pâte entre 0.50 et 2€ maxi). Oui, vs avez bien lu, pâte sans s car il s'agit d'une pâte : de maïs, de manioc, d'igname... qui n'a pas beaucoup de goût en soi mais qui, trempée ds une sauce pimentée, est excellente !!! Lorsque ns voulons ressortir du Burkina Faso, la frontière est fermée... à cause des élections... et il ns faudra attendre + de 24h pour rentrer au Mali...

Une famille de bergers au Burkina Faso

Une famille de bergers au Burkina Faso

La "pâte", trempée ds la sauce pimentée, avec du poulet réchauffé... ds la friture de poissons ;-)

La "pâte", trempée ds la sauce pimentée, avec du poulet réchauffé... ds la friture de poissons ;-)

Tiébélé : une des maisons de la concession royale...

Tiébélé : une des maisons de la concession royale...

Ns ns faisons discrets, ns éloignons des grands axes en prenant des pistes (à nouveau, merci au 4X4) mais ns devons quand même ns rendre à Bamako pour y prendre nos fameux visas mauritaniens pour ne pas devoir passer la douane à Rosso au Sénégal. Contre toute attente, ns trouvons le Mali sympa, accueillant, même à Bamako, et peut-être même y trouvons-ns les + beaux paysages d'Afrique de l'ouest... Mais malheureusemt, c'est exclu de s'y attarder... Sauf quand ns devons attendre plusieurs heures pour traverser le fleuve Sénégal ! Ns apprenons avec la + grande surprise que le fleuve Sénégal n'a pas de source mais qu'à Bafoulabé où ns devons prendre le bac, il naît de la confluence de 2 rivières. Si à l'aller ns étions seuls pour la traversée, au retour, ns devrons contre nos principes forcer le passage si ns ne voulions pas y passer une semaine ! Au Sénégal, ns retrouvons avec plaisir des personnes et des lieux que ns aimons. Ns rendons visite plusieurs jours à notre ami abbé Eric. Cela ns permet aussi d'aller voir l'école de Thialé et de ns rendre à l'évidence : lors d'une réunion avec le chef du village, le président du comité de gestion de l'école et un responsable de la mairie, le Directeur ns promet de rembourser pour août 2016 les 760€ envoyés pour le jardin puisque rien n'a été fait... Ns allons aussi voir un ami suisse rencontré à l'aller à la frontière mauritanienne : journée de détente BBQ ds sa maison avec sa femme - ns ns reverrons ! Par contre, il y a à peine 3 ans que ns étions au Sénégal et ns ne pouvons que constater que la situation s'empire... Des détritus partout, de nouvelles mosquées qui poussent comme des champignons... Bref, à notre avis en tous cas, ça ne s'arrange pas...

Paysage de l'ouest du Mali avec l'harmattan

Paysage de l'ouest du Mali avec l'harmattan

Le désert de Lompoul au Sénégal, un de nos endroits préférés... surtout en 4X4 !

Le désert de Lompoul au Sénégal, un de nos endroits préférés... surtout en 4X4 !

Ns vs épargnerons le récit détaillé des énormes problèmes que ns avons connus à l'entrée en Mauritanie : alors que ns avions nos visas et aurions pu passer la douane à Diama, comme à l'aller, par le parc de Diawling plein d'oiseaux et de phacochères, on ns oblige à passer par le fleuve Sénégal à Rosso. Hormis le racket organisé, c'est carrément notre vie qui fut en danger lors du passage de cette frontière à Rosso, et ceci avec la complicité des douaniers et de la police ! (déjà à l'aller, en Mauritanie, ns ns étions fait racketter par un policier à Nouakchott, et par des policiers et un assureur à la sortie du pays...). Cette fois, ns l'avons décidé, c'est terminé : ns ne retournerons pas en Afrique de l'ouest, plus par la route en tous cas ! Ns traversons la Mauritanie en 24h, alors que ns adorons ce pays et que ns avions acheté le 4X4 en prévision d'un séjour long : mais non, décidémt, c'est vraiment trop dangereux... Dommage, comme pour le Mali !

Tous ces petits incidents font que ns attendions impatiemment le Maroc pour ns détendre et ns reposer un peu. Hélas, au Maroc, ce sont les conditions météo qui ns auront ! En effet, ds le Sahara occidental, où ns avions fait des rencontres merveilleuses il y a 3 ans, un vent à décorner les bœufs ns attend. La tente de toit n'est absolument pas adaptée et ns passons des nuits d'enfer...

Ds le désert, le vent ne ns lâchera pas non plus, et avec l'altitude, ns aurons froid (2° ds la tente le matin). Comme cadeau de Noël, ns ns sommes payé une couverture supplémentaire mais le VRAI problème, ce sont les soirs et les matins. Sachant que le jour se couche à 18h et qu'il ne fait pas chaud le matin avant 10h, calculez le nombre d'heures où ns avons froid...

Au Maroc aussi, la saleté a gagné du terrain, même ds des lieux que ns croyions à l'abri... Ns prendrons quand même le temps de revoir, comme au Sénégal, des gens et des lieux que ns aimons. Ns irons aussi sur des pistes qui n'étaient pas accessibles en ccar. C'est comme ça que ns découvrirons la signification de l'expression "être ds de beaux draps draa" : entre Foum Zguid et Mhamid, ns prenons la piste... et ns retrouvons carrémt ensablés ds l'oued Draa ! Il faudra beaucoup de temps et de patience pour ns sortir de ces ornières !

Mais le vent ns pousse littéralement vers la France, comme en Espagne d'ailleurs !

En conclusion, un voyage FORT à tous les niveaux, positifs comme négatifs...

Et une décision : ns avons bien profité de l'Afrique de l'ouest, elle ns a apporté beaucoup d'émotions, mais c'est fini !!!

fred est en train de réaliser le carnet de voyage vidéo qui racontera ces péripéties... en images ! à bientôt (cet été sans doute) pour le visionner...

Dans les dunes de Chegaga au Maroc : la gore-tex et le petit feu sont indispensables dès 18h... et le matin aussi !!!

Dans les dunes de Chegaga au Maroc : la gore-tex et le petit feu sont indispensables dès 18h... et le matin aussi !!!

Commentaires

Romane 21/03/2017 12:37

J'aime beaucoup les photos de votre article, elles sont superbes et puis ça change complètement de l’Europe. C'est ce genre de pays que je rêve de visiter. Par contre, c'est vrai qu'il faut faire attention aux moustiques.

fredanik 16/05/2017 15:44

Si tu ne vas pas pdt la saison des pluies, y a pas trop de risques avec les moustiques ;-)